83% des salariés souhaiteraient pratiquer un sport sur leur lieu de travail*. Le sport est plus que jamais essentiel dans leur équilibre de vie. En effet, 40% des salariés estiment que le sport aide à lutter contre le stress et à se vider la tête selon une étude menée par Décathlon en 2017. Faciliter la pratique sportive en entreprise représente ainsi un réel avantage pour les collaborateurs et les CSE. En effet, favoriser la pratique sportive a des répercussions positives sur la performance et le bien-être au travail mais aussi la marque employeur des entreprises.

Le sport en entreprise : un avantage pour les collaborateurs et les CSE

Les actifs sont les premiers sportifs !

La fermeture des salles de fitness, les confinements et le couvre-feu ont donné un coup de frein à la pratique sportive des Français. Lors du premier confinement, 38% des Français ont diminué leur pratique sportive**. Pourtant, l’envie et la motivation de pratiquer une activité physique ou sportive sont restées. Ceci est particulièrement vrai pour les actifs qui sont plus sportifs que l’ensemble de la population**.

  • Au sein des actifs occupés, le baromètre national des pratiques sportives recense 72 % de pratiquants, soit 7 points de plus que dans l’ensemble de la population ; 
  • 45 % des salariés pratiquent au moins une discipline de cet univers (course et marche) ;
  • 31 % des actifs occupés pratiquent une activité de la forme ou de la gymnastique (+ 6 points), 21 % une activité de cycle (+ 7 points), 18 % un sport aquatique (+ 6 points) et 12 % un sport de raquette (+ 5 points)

Les bienfaits du sport en entreprise

Les entreprises ont tout intérêt à faciliter la pratique sportive en entreprise. En effet, la pratique régulière d’une activité physique et sportive a des effets positifs sur le travail mais aussi sur la santé des collaborateurs*** :

Un gain de productivité allant de 6% à 9% ;

  • Une amélioration de la rentabilité de l’entreprise allant de 4 à 14% ;
  • Une baisse de 35% de l'absentéisme pour les entreprises ayant adopté un programme sportive.

La pratique du sport figure parmi les pistes privilégiées pour améliorer la santé et le bien être au travail. C’est pour cette raison que de plus en plus de dirigeants facilitent l’accès à une activité physique et sportive au travail. Pourtant, aujourd’hui, seulement 1 actif sur 5 bénéficie d’une aide à la pratique sportive via son entreprise.  

Quelles sont les offres attendues par les collaborateurs ?

Cette aide peut prendre plusieurs formes : la mise à disposition de douches ou de vestiaires, d’un local dédié ou encore grâce à une participation financière, de l’employeur ou du Comité Social et Économique ou assimilé (s’agissant des administrations publiques par exemple.) 

Selon notre enquête réalisée en 2018 en partenariat avec Opinion Way, voici les aides les plus appréciées par les actifs pour pratiquer une activité physique ou sportive :

  • 60 % une offre à la carte permettant d’accéder à de nombreuses activités sportives ou en salles de sport 
  • 23% une offre de cours de sport dans les locaux de son entreprise
  • 22% une initiation à des sports méconnus
  • 20 % une offre de coaching individuel ou collective

Le CSE : un véritable accélérateur de la pratique sportive en entreprise

Lorsque les entreprises facilitent la pratique d’une activité physique ou sportive, les collaborateurs sont beaucoup plus enclins à en faire. La perception d’une aide agit favorablement sur le niveau de pratique sportive qui augmente alors de plus 10 points (82 % en moyenne dès lors qu’une aide est perçue) par rapport à ceux qui ne bénéficient d’aucune incitation (70 %)**.

Sport et CSE l’alliance bénéfique

Quels sont les sports les plus pratiqués** ?

Les salariés qui bénéficient d’une aide sont 40 % à pratiquer une activité de la forme et de la gymnastique (+ 11 points par rapport à ceux ne recevant pas d’aides), 30 % à pratiquer un sport de cycle (+ 11 points par rapport à ceux ne recevant pas d’aides) et 27 % à être adeptes d’un sport aquatique (+ 10 points par rapport à ceux ne recevant pas d’aides). L’écart est également très net pour la pratique des sports collectifs, revendiquée par 23 % des actifs qui sont bénéficiaires d’une aide, contre 7 % seulement de ceux qui ne le sont pas. 

Pour leur activité principale, les actifs aidés accèdent à une plus large panoplie d’activités que les actifs non aidés. En tête, on trouve le footing et le running avec 14 % de citations (avec 16 % de citations pour les actifs qui ne perçoivent aucune aide, cette activité n’arrive qu’au deuxième rang), devant le fitness qui séduit 10 % de ces actifs (6 % seulement des non-aidés). L’activité « marche et randonnée » arrive seulement ensuite (c’est l’activité n°1 pour 9 % des actifs qui sont aidés) alors que c’est l’activité la plus fréquente au sein des actifs qui ne sont pas aidés (avec un taux de citation deux fois plus élevé, 18 %).

Découvrez le cas Mazars

La pratique sportive en entreprise exonérée de charges sociales

Deux dispositifs ont été mis en place pour favoriser la pratique sportive notamment en entreprise : le sport sur ordonnance et les aides fournies par l’employeur ou le comité économique et social d’entreprise auprès des salariés. Ces aides sont des raisons supplémentaires de sauter le pas !

Exonération des charges en entreprise****

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 prévoit l’exclusion de l’assiette de cotisations sociales de certains avantages en nature favorisant la pratique sportive en entreprise**.

Ainsi, pourront être exonérés de cotisations sociales :

  • la mise à disposition par l’employeur d’équipements sportifs à usage collectif ;
  • le financement de prestations sportives à destination de l’ensemble des salariés.

Les conditions et les limites d’exonération seront ultérieurement précisées par décret.

Le sport sur ordonnance

Dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d'une affection de longue durée (ALD), le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. La liste des ALD comprend une grande diversité de pathologies comme le diabète, les cancers, des troubles de la personnalité…*****

Le décret du 30 décembre 2016 précise que plusieurs types de professionnels peuvent dispenser une activité sportive à des patients atteints d’affection de longue durée :

  • Les coachs APA
  • Les professionnels paramédicaux
  • Les personnes certifiés par la fédération sportive

Le sport : un avantage à l'hyper concurrence du marché de l’emploi

Une meilleure image de l’entreprise

Selon une enquête sur le sport en entreprise proposée par Gymlib et Opinionway, réalisée auprès de 1 012 salariés français, une entreprise proposant une offre de sport est considérée comme  :

  • Ouverte d’esprit pour 84 %
  • Bienveillante pour 82 %
  • Stimulante pour 80%

La possibilité de bénéficier d’une offre sport via l’entreprise joue un rôle déterminant :

  • 65% des salariés y sont sensibles
  • 57% auraient envie de rester au sein de l’entreprise
  • 36% y portent de l'attention dans leur recherche d’emploi.

Offrir à vos salariés des aides pour pratiquer une activité physique ou sportive vous aidera à obtenir une meilleure marque employeur ! Ces aides seront des arguments supplémentaires qui peuvent faire pencher la décision des candidats en votre faveur ou à vous aider à fidéliser vos collaborateurs.

SOURCES

* Étude d’Harmonie Mutuelle

**Édition 2020 du baromètre national des pratiques sportives, Ministère chargé des sports

*** Étude réalisée par CNOSF - MEDEF - AG2R en 2015

**** URSSAF : Activités sportives, l’avantage mise à disposition pourra être exonéré des cotisations sociales

***** https://sport-ordonnance.fr/