Le gouvernement incite au sport en entreprise

En prévision des jeux olympiques de 2024, le gouvernement français a publié une liste d’objectifs stratégiques sur la pratique d’une activité sportive en France. Parmi les 170 objectifs, 4 sont en lien avec la promotion du sport en entreprise.

Jusqu’en 2019, le sport était légalement considéré comme un avantage en nature et les employeurs qui investissaient dans le développement du sport au sein de leur entreprise devaient théoriquement payer des cotisations sociales à l’URSSAF.

Suite à la loi ASAP (Accélération et de Simplification de l'Action Publique) de 2020, le sport n’est plus considéré comme un avantage en nature et l’employeur n’aura plus de cotisations à payer pour la mise à disposition d’équipement sportifs et le financement de prestations sportives.

Le gouvernement souhaite, grâce à cet amendement, mettre le plus de personnes au sport pour améliorer leur état de santé, en ciblant particulièrement les individus ne pratiquant aucune activité physique et en évitant de financer les individus déjà actifs. Un décret d’application devrait être publié ce mois-ci (mars 2021) pour préciser les modalités d’application de la loi. En particulier, il s’agit de définir les dépenses pouvant être considérées comme des prestations sportives, et qui seraient exonérées de cotisations sociales.

Dans ce cadre le cabinet Goodwill Management, commandité par les acteurs de l’activité physique et sportive en entreprise (TrainMe, Sport Heroes, OLY Be et Gymlib), a réalisé un rapport pour identifier les conditions dans lesquelles le sport en entreprise permet d’encourager la pratique d’une activité physique pour une meilleure santé.

Les principales conclusions

Les programmes les plus efficaces sont ceux qui agissent sur la motivation des employés et qui proposent un accompagnement varié. Lorsque ces critères sont réunis, ils peuvent permettre jusqu’à 34% d’augmentation de la pratique physique et sportive.

Le sport en entreprise présente donc un potentiel important. Pour réaliser ce potentiel, il semble essentiel de cibler des acteurs spécialisés référencés ou labellisés respectant le cahier des charges suivant :

  • La mise à disposition de programmes assurant l’accompagnement des salariés.
  • La mise à disposition d’un plan de communication interne à l’entreprise, visant un maximum de salariés, dont les non-sportifs.
  • Le suivi du programme sur une durée minimale.
  • La capacité à faire remonter des données sur l’évolution de l’activité physique et sportive dans les entreprises.

C’est donc l’ensemble de ces critères qui assurera l’efficacité du dispositif et permettra aux salariés de se mettre en mouvement.

Télécharger le rapport complet de Goodwill (16 pages)